lundi 12 décembre 2011

L’ours des Pyrénées, en trois dédicaces…

Entre le salon du livre de Pau (Palais Beaumont) et le marché de Noël de Mauléon-Licharre, j’ai pas mal dédicacé d’exemplaires de “Mauvais berger!” Je n’en reviens d’ailleurs toujours pas que ce livre trouve encore des acheteurs, notamment en Soule (où tout le monde doit l’avoir lu au moins 20 fois chacun :D )…
J’ai même eu des gens qui m’ont dit avoir été marqués au fer rouge par les passages dans lesquels j’aborde le problème de “la mouche” qui pond des asticots sur les plaies des animaux ou carrément dans leurs muqueuses. Des asticots affamés qui dévorent les brebis de l’intérieur très lentement, mais bien plus sûrement que l’ours ne l’a jamais fait!

Et justement : l’ours, c’est un de mes sujets de prédilection pour les dédicaces. Tout comme l’héroïne du livre, je ne l’ai jamais vu en vrai (hormis à la télévision ou dans des zoos), mais pour autant, c’est un personnage emblématique de la montagne pyrénéenne, bien plus que la brebis. A mes yeux, il représente beaucoup plus que la Nature sauvage indomptable. Ce n’est pas qu’une vie animale conçue pour la consommation humaine (comme pourrait l’être une poule, ou une vache), pour moi, c’est carrément un être unique, une personne! Et ce n’est pas parce que les hommes les ont presque tous exterminés que je dis ça. Je pense la même chose de mon chien, Pollux : c’est une personne, avec son petit caractère, ses traits, ses joies et ses défauts…

J’aime bien croquer l’ours (au sens figuré, bien sûr), que ce soit dans des contextes assez élaborés, ou “au naturel”. Voici quatre exemples de dédicaces très récentes, réalisées à Pau et à Mauléon ces dernière semaines:

Dédicacé au marché de Noël de Mauléon Licharre - 2011

Dédicacé au marché de Noël de Mauléon Licharre - 2011

Dédicacé au salon du livre de Pau - 2011

Dédicacé au salon du livre de Pau - 2011

Oui, bon… le dernier c’est une brebis. Pas de quoi en faire un fromage, hein?

dimanche 4 décembre 2011

L’infection : le tome 1 sort fin mai 2012 chez Astobelarra!

"L'infection T1 : Contage"
par Etienne H. Boyer
20 mai 2012 ed. Astobelarra -
Le Grand Chardon


Comme vous l’annonce le titre de ce billet, le tome 1 de “L’infection : Contage” sortira dans la collection Mozaïk aux éditions Astobelarra – le Grand Chardon à la fin du mois de mai 2012 (pour fêter la raclée intergalactique de Sarkozy aux élections présidentielles?).

Je ne vous cache pas que c’était mon souhait ultime depuis le début. D’ailleurs tous les membres d’Astobelarra le savent et n’ont pas réussi à m’en dissuader. J’ai envoyé mon manuscrit à d’autres éditeurs par pure forme, étant à peu près sûr qu’il ne serait pas accepté. D’abord parce que dans “ce métier” d’écrivain, il y a beaucoup d’appelés et très peu d’élus et ce n’est pas le dernier prix Goncourt qui me contredira sur ce point!

Ensuite, je considère que ce n’est pas tant la “qualité littéraire” de l’œuvre qui est remise en question par ces refus, que le sujet que je développe et la façon dont je l’amène, qui n’a pas dû plaire à tous ceux qui n’aiment pas prendre de risques. Les futurs lecteurs comprendront ce que je veux dire, lorsqu’ils auront le nez devant les pages du livre, patience ;-) 

De mon côté, je souhaitais mener mon projet comme bon me semblait, sans interférences externes et sans jugement à l’emporte pièce motivé par une déontologie hypocrite (masquant des ambitions financières ou des pressions politiques), ou encore le désir inavoué d’un éditeur voulant laisser son empreinte sur une œuvre qui n’est pas la sienne, plus que par réel soucis d’apporter des critiques constructives, susceptibles d’améliorer véritablement l’existant.

Ici, chez Astobelarra, on laisse les auteurs s’exprimer, aller au bout de leurs inspirations, de leurs envies. On corrige aussi les incohérences du récit ou lorsque la technique linguistique laisse à désirer, mais la liberté d’expression reste reine.

L’inconvénient, c’est le canal de distribution qui reste à échelle associative et qu’il va nous falloir inventer. Mais après-tout, mon but n’est pas de devenir le nouveau Stephen King ou de concurrencer Maxime Chattam. Je n’ai pas la prétention d’avoir leur talent et ne souhaite pas spécialement obtenir leur succès (ni même le centième de leur succès). Je veux seulement partager avec les autres les histoires que j’ai dans la tête. Et si mon livre se lit plus à la bibliothèque municipale qu’il ne s’achète, je ne serais pas déçu.
Sans fausse modestie : ma mission sur Terre aura quand même été accomplie. Et surtout, cela ouvrira grand la porte pour les deux autres tomes à sortir!

jeudi 1 décembre 2011

Doux comme un mouton!

"Doux comme un mouton"
par Pierre Gastéréguy
Sortie le 24 mars 2012
aux ed. Astobelarra -
Le Grand Chardon
Comme pour faire la nique à “Mauvais berger!”, je vous annonce que les éditions Astobelarra – Le Grand Chardon vont publier le 24 mars prochain (pour le salon du livre de Mauléon-Licharre) le premier ouvrage de sa nouvelle collection (nous l’avons appelé “Mozaïk” car il est prévu que nous éditions dans cette collection des romans et des nouvelles de natures diverses.) et qui s’intitulera “Doux comme un mouton“. C’est un recueil de nouvelles écrites par le souletin Pierre Gastéréguy.

Voici ce que dit la quatrième de couverture au sujet de ce livre : Un amour fou né voici 25000 ans… Des OGM (Ovins Génétiquement Modifiés) conçus pour combattre l’ours, devenus incontrôlables… Des fleurs magiques qui détournent un projet autoroutier… Un ado révolté… Un haricot baladeur… Une expulsion musclée…
« Doux comme un mouton » nous entraîne dans un univers où l’humour le dispute au tragique, la fantaisie à la réalité, avec en toile de fond l’affirmation de la condition humaine, sauvée en bout du compte par l’amour et l’espoir.

Pierre Gastéréguy
Qui est l’auteur? Au sortir de la guerre, Pierre Gastéréguy passe son enfance à Licq-Athérey, en Haute Soule dans le Pays Basque intérieur.
Sa carrière d’enseignant se déroulera sur place, « au pays », quand tant de condisciples devaient s’expatrier.
Pas de rupture, à l’âge de la retraite, gardant pour horizon les cimes familières, les eaux bouillonnantes du gave, tous les verts de la création… et le contact maintenu avec la jeune génération au sein du club local de handball qui fédère les forces vives du canton.

Par ailleurs, comme Laurent “Lurbeltz” Caudine l’a déjà annoncé sur son propre blog ce matin, je vous confirme très officiellement la sortie (fin mai) du tome 1 de “L’infection : Contage” chez Astobelarra, dans cette même collection, Mozaïk.
En outre, cette année, les éditions associatives souletines ne vont pas chômer :  elles publieront (à la rentrée  de septembre) un petit recueil illustré de poèmes de Victor Hugo, dans la collection bilingue LittéNature. Enfin, last, but not least : “Pensements II, le retour de la vengeance” d’un certain “Lurbeltz” devrait sortir aux alentours de décembre 2012, dans la collection militante “Humeurs & Témoignages”.

En attendant, rendez-vous en mars pour la sortie du livre de Pierre Gastéréguy et dans quelques jours ici pour remplir la souscription qui vous permettra de commander votre exemplaire de “Doux comme un mouton” en avant-première à un prix très attractif!

jeudi 24 novembre 2011

Terminator, c’est pas pour demain… J’espère ;-)

Je suis abonné aux flux RSS du blog tu mourras moins bête. L’auteur(e) de ce site excelle dans l’art de vulgariser la science via le dessin de BD. Elle a l’art de savoir répondre aux grandes questions (à la con) que tout le monde se pose, sans jamais obtenir de réponse intelligible. C’est souvent très drôle, bien documenté et passionnant. Pourquoi je vous en parle dans mon blog? Tout simplement parce que le sujet qu’elle a développé cette semaine, c’est la robologie, et que, comme vous le savez (ou pas), c’est le thème principal de L’infection!

Elle y explique que la technologie n’est pas assez avancée pour que l’homme ait à craindre une monstruosité comme Terminator. Le robot tueur qui débarque chez vous pour vous exécuter, ce n’est pas encore pour demain. Elle oublie juste de dire que dans l’histoire, Terminator vient… du futur! Et là, c’est effectivement de la science-fiction (jusqu’à preuve du contraire : on ne sait pas encore “voyager dans le temps”).
En “réalité”, dans l’histoire, c’est Skynet, le logiciel qui est censé créer en série le premier Terminator (incarné par Arnold Schwarzenegger) dans 40 ans qui est notre contemporain.

Et là, on ne rigole plus… Imaginons un instant qu’un programme malveillant (un genre de virus informatique, si vous voulez) s’empare d’Internet? Ce serait alors tout le savoir humain qui serait à portée de cette entité, capable d’apprendre, de s’adapter, d’extrapoler, d’évoluer et de se multiplier, comme tout bon virus. Il aurait alors virtuellement accès à tout : de votre recette préférée du Cinnamon roll à votre compte en banque, en passant par votre webcam, mais aussi Wall street, votre casier judiciaire ou encore le petit bouton rouge qui déclenche l’envol des missiles à tête nucléaire (c’est ce qui arrive dans Terminator 3)…

A l’heure ou tout (ou presque) est informatisé, automatisé, archivé sur des serveurs connectés au World Wide Web, et si Skynet, ce n’était pas pour demain, mais bien pour aujourd’hui?

vendredi 18 novembre 2011

Et de deux nouveaux chapitres sur Concrete (Wa)!

Vue du Shuksan Lake trail (Photo John Boggs)
Vous l’avez lu dans le titre : je viens de terminer deux chapitres du tome deux de L’infection qui se déroulent dans (et aux abords de) la petite ville du nord de l’Amérique, Concrete (Wa), dont je vous ai déjà entretenu il y quelques mois. Cette partie de l’histoire se passe dans la première moitié du livre. J’étais plein de bons sentiments, tout feu tout flamme, je voulais m’imposer une certaine rigueur (c’est à la mode) dans ma façon d’écrire, mais en fait, je n’ai pas pu.

Comme je suis en attente de réponses des éditeurs auxquels j’ai envoyé le manuscrit du tome 1, je n’arrivais pas à démarrer. Il me fallait un truc pour amorcer la pompe, quelque chose qui me donnerait envie de me lancer. Une fois que c’est parti, après, je sais que le reste va suivre. Mais sans cette accroche, je partais pour une longue et désespérante traversée du désert. Alors comme j’avais tous les éléments du passage qui se déroule à Concrete (grâce à John Boggs et Jason Miller, en particulier) je me suis dit que je pourrais commencer par ça. Et voilà, c’est pondu!

Bon, je ne dis pas que c’est du définitif -parce que je me connais : j’ai toujours des trucs à rajouter en dernière minute- mais j’ai pas loin de 30 pages (format A5) rédigées, avec des cliffhangers de toute beauté! J’ai pris un immense plaisir à écrire ces deux chapitres que j’ai appelés Natalie, et Baker Lake (les titres sont non-contractuels).

J’ai envie de les traduire en anglais pour les envoyer à mes deux sources précitées, histoire de voir avec eux s’il n’y a pas des incohérences au niveau “du décor”, mais franchement, je crois que j’ai trop perdu pour m’atteler à pareille tâche. Et Google Translate, ben bof…

Je demanderais bien à mon père (prof d’anglais à la retraite), s’il ne voudrait pas me le faire, en fait ;-)

mercredi 2 novembre 2011

Deux nouvelles dédicaces pour “Mauvais berger!”

Ce Week-end, j’ai dédicacé deux exemplaires de “Mauvais berger!“ pour une bibliothécaire et une factrice.
J’en profite pour envoyer un clin d’œil à Pays Basque Magazine… Sans rancune ;-)

Dédicace pour Patricia.

Dédicace pour Marie.

jeudi 27 octobre 2011

Coïncidence troublante : “Infection”, de Scott Sigler (2009 ed. Milady)

"Infection", de Scott Sigler
ed. Milady - 2009
Il y a quelques temps déjà (mais bien après que j’aie décidé d’appeler mon livre “L’infection“), je l’avais vu dans les rayonnages du Leclerc Culturel d’Oloron Sainte Marie, sans jamais sauter le pas de l’achat : il s’agissait d’un livre fantastique nommé “Infection” (”Infected” en anglais, il aurait fallu le traduire par “infectés”, pour être plus juste) et publié aux éditions Milady, écrit par un auteur américain du nom de Scott Sigler.
A l’époque, j’avais lu la quatrième de couverture, qui m’avait paru bien alléchante, mais sans plus. Un de mes collègues de travail, amusé par le titre, me l’a récemment prêté afin que je puisse le lire. Ce que j’ai fait en quelques jours, avec la terreur au ventre. Pas à cause du contenu (un livre fantastique très Gore par moments), mais parce que j’avais une trouille indicible que les coïncidences ne s’arrêtent pas qu’au titre du livre entre ce roman et le mien; d’autant que le prochain livre de Sigler (annoncé comme une suite de celui-ci et dont la sortie est prévue en décembre 2011)  est titré  “Contagion” en français (”Contagious“, contagieux en traduction littérale).

Il y a quelques similitudes, mais fort heureusement, ça s’arrête là!

ATTENTION! SPOIL :Infection” de Sigler est une histoire de parasite d’origine extraterrestre qui s’implante dans la peau de ses hôtes avant de s’en extraire (après les mille tortures qu’on imagine) en une horde de créatures ressemblant à des genres de poulpes à trois yeux, désireux d’ouvrir un portail qui conduirait à l’invasion de la Terre. Voilà pour le pitch.
L’histoire que je raconte -moi- n’a aucun rapport avec celle de l’auteur américain, même si on y retrouve certaines ficelles du genre, donc : deuxième gros soulagement! Je sais par expérience qu’il peut toujours y avoir quelqu’un -ailleurs sur Terre- susceptible d’avoir les mêmes idées qu’une autre personne en même temps, mais là, je suis relativement rassuré.

Mais en outre, c’est un livre prenant, quoi qu’extrêmement Gore (insoutenable par moment – la gent masculine qui le lira comprendra ce que je veux dire, en temps voulu) et scatologique.  Aucun personnage n’est vraiment sympathique (même les héros : l’ex-footballer loser, le collègue de travail moqueur, la scientifique ambitieuse et un brin pétasse, son confrère sans grand relief, l’agent de la CIA un peu abruti qui les suit et les protège, l’autre agent de la CIA ancien vétéran du Viet-Nam, le directeur adjoint de la CIA…), et l’écriture comporte des effets de style modernes qui donnent à penser que l’auteur s’est parfois un peu trop impliqué personnellement dans la narration, au lieu de rester détaché.

Ce sont les autres similitudes les plus flagrantes avec “Contage“, le premier tome de MA trilogie, “L’infection“, celles qui m’ont plus ou moins été reprochées signalées par les quelques personnes de mon entourage qui ont lu le manuscrit. Mais si Scott Sigler a trouvé un éditeur (et des lecteurs) dans ces conditions, alors pourquoi moi je n’en trouverais pas, hein?

Néanmoins, amateurs de romans d’horreur avec le cœur bien accroché, je vous conseille fortement ce livre passionnant et bien gratiné ;-)

mardi 18 octobre 2011

L’infection tome1 : Contage. Second teaser!

Hum… Cela faisait un bail que je n’avais pas refait de teaser-vidéo. Donc ce coup-ci, je me suis dit que ce serait sympa de matérialiser sous forme d’images la rencontre entre Beau Smart et Patrice Bodin, qui se déroule dans Infection.
En même temps, j’aime bien le côté “avertissement” à la Anonymous.

dimanche 16 octobre 2011

L’été à Concrete, l’hiver à Coyote Wells…

Dans le tome 2 de L’infection, Nathalie Kay passe l’été dans les montagnes à proximité de Concrete (Wa), et l’hiver sur les pistes ensablées de Coyote Wells (Ca). Je fais allusion à cet endroit dans le texte que je suis en train d’écrire, et qui se situe à peu près à la moitié de Pandémie.

Coyote Wells (Ca)
Pourquoi j’ai choisi cette ville? Eh bien il me faillait un lieu désertique, loin de la population et proche de la frontière mexicaine. Donc comme d’habitude : un petit coup de Google Maps, et en suivant la Highway 8 depuis la côte, je suis tombé sur ce bled perdu au nom si typique. Donc voilà l’histoire!
Oui, Ce n’est pas parce que ce passage de l’histoire se trouve à la moitié du roman que j’en suis déjà là, hein ? En fait, en attendant les réponses des éditeurs, comme je n’arrivais pas à me motiver pour recommencer à écrire le tome 2, je me suis mis à écrire un passage qui me faisait envie. J’ai écrit 4 pages ce week-end. Ce n’est pas beaucoup, mais je n’ai pas fait que ça, je vous rassure ;-)

mardi 11 octobre 2011

1ère chronique -en Avant-première- de Maaatch!

Maaatch, c’est un de mes copains de Mauléon-Licharre. Je lui ai parlé de mon bouquin (”L’infection”, vous vous rappelez?) depuis le tout début, lorsque j’ai commencé à en écrire le plan du tome 1, fin 2008. Il était juste qu’il soit un des premiers à lire le texte intégral en avant-première. Voici ce qu’il en a dit sur son propre blog

Eh oui, Mr Boyer m’a fait l’honneur de me faire lire son livre en avant première, alors je l’ai goulument dévoré. Je signe mon retour sur ce blog depuis un long moment avec l’ouvrage sus-cité.
Je vais aller droit au but. C’est un bon livre, un bon roman de science-fiction, un peu futuriste dans les faits, contemporain de par les dates utilisées dans le roman. Je l’ai lu quasiment d’une traite, avec plaisir, et l’envie d’aller au bout.
Les personnages sont un peu basiques, mais faciles et intéressants à suivre, les lieux, amusants à découvrir en tant que souletin (eh oui, l’action se passe dans nos vertes vallées…), et l’histoire assez bien conçue.
L’écriture, c’est de l’Étienne tout craché, bien écrit, pas de manière pompeuse, simple et efficace, mais avec quelques belles phrases bien tournées. Des passages un peu crades, tantôt porno-trash, tantôt gores ( et oui, l’auteur aime les bons vieux films de zombies….), mais passent bien dans l’ensemble.

Quelques points négatifs tout de même ! Eh oui, je vais faire une vraie critique ! ^^ : En voulant faire un truc du coin, en mettant des noms et prénoms locaux, Étienne a voulu bien faire, mais en ne mettant que des Antton, Xabi, Beñat, et autre Maddalen, je trouve que ça fait un peu caricature de campagne isolée, de monde à part…. Mettre Sickolas Narkozy aussi, je trouve que ça n’apporte rien au livre, et il aurait pu mettre un président, ou un nom de président quelconque… Enfin, c’est pour la blague, et le plaisir de le maltraiter…
Ensuite, un truc important, comme le bogue mondial est écrit en quelques petites lignes, alors que c’est un truc important, alors que la description de l’ile SL de l’héroïne, intéressante mais pas capitale, prend plus de place, il y a deux ou trois passages que je trouve disproportionnés….

Enfin, je chipote, et c’est un bon ouvrage, bien torché, et il me tarde de pouvoir lire la suite !!  Good job Boyergaray !

Donc voilà, ça m’a fait bien plaisir de lire cette première chronique publique, fut-elle écrite par un ami (qui m’a ménagé, à n’en point douter). Je dirais que la partie où il critique le livre est celle que je vais retenir, pour la bonne et simple raison… qu’il a raison sur plusieurs points. Disons que j’étais déjà parvenu à ces conclusions tout seul, mais que j’avais occulté (par flemme : marre de lire et relire tout le temps le même manuscrit! J’ai l’impression de faire du sur-place.).

C’est toujours bon de poser des mots là où ça coince : ça permet parfois de rectifier le tir et d’avancer.
Je ne dis pas que je vais tout réécrire à chaque fois que quelqu’un mettra le doigt sur un truc qui cloche (parce que dès fois, justement, c’est fait exprès que ça ait l’air bancal ou caricatural), mais quand il faudra corriger (pour des raisons de cohérence, essentiellement), je le ferai.

lundi 10 octobre 2011

Chapitre 15 : “Le renvoi”

Les premières pages du chapitre 15 de “Contage”, le tome 1 de L’infection, intitulé “Le renvoi” :

Antton Aguer avait chaud, dans son costume trois pièces gris. Sa cravate bordeaux à petits losanges moirés enserrait implacablement son large triple menton, tout comme un serpent python étouffant sa proie le ferait, avant de l'avaler d'un coup.
En tant que conseiller général du canton et maire de la capitale souletine, il venait d'assister à l'inauguration en grandes pompes de la fameuse "voie express de Soule", projet faisant partie du "volet désenclavement" de la vallée (vainement entamé lors des mandats successifs de son infortuné prédécesseur), qu'il avait finalement réussi à boucler malgré la grogne des riverains et des  groupuscules écologistes locaux. Cela n’avait pas été sans mal, et il avait bien failli perdre toute contenance devant les attaques en règle dont il avait été "victime" lors des dernières élections cantonales. Mais largement réélu (à 69% !) devant ses falots concurrents de gauche, il avait fini par imposer ses idées ultra-productivistes en toute légitimité. Son beau-frère – vice-président de la communauté de communes et maire de Larrau – qui comme par hasard tenait une entreprise de travaux publics, était déjà sur les starting-blocks pour rafler le marché. Si tout se déroulait comme prévu (et il veillait assidû-ment à ce qu’aucun journaleux local ne vienne contrecarrer ses plans, se targuant, en privé, de les avoir tous dans sa poche), la réalisation de ce plan allait renforcer les liens entre les tenants souletins de sa famille politique, et donner le change aux entreprises qui militaient pour le développement économique de la vallée depuis des décennies. Le discours officiel était que cette route allait améliorer les transports des marchandises, et permettre à la Soule de sur-vivre, d’attirer les investisseurs, de créer des emplois, et donc de relancer l’économie.
Le même argumentaire avait été déployé l’année passée pour l’installation du Wimax, et avait parfaitement fonctionné. Aucune raison que cela ne marche pas encore une fois ! Ne dit-on pas qu’on ne change pas une équipe qui gagne ?
Aguer senior sortait juste du restaurant "Chez Bidegain", où il s'était copieusement empiffré –comme à son habitude – en compagnie des maires des communes concernées. Les vapeurs de l'apéritif lui causaient de violentes montées de chaleur, et le Côte de Saint Mont 2005 qui avait été servi sans modération pendant tout le repas avait repeint son visage de jolies couleurs cramoisies et redonné à son caractère déjà difficile un nouveau souffle courageux et viril. D’ailleurs, cela lui rappelait avec félicité qu’il allait à nouveau arroser ce succès mémorable le soir même avec ses amis notables, pour lesquels il avait fait venir un bus rempli de putes espagnoles. C’était sûr : le Ricard et le foutre allaient couler à flots !
 
C'est dans cet état, assis sur son fauteuil de PDG du groupe Aguer Industries (une de ses nombreuses casquettes de grosse légume), ses mains grasses posées bien à plat sur le sous-main en feutrine tâché d'encre, qu’Antton Aguer recevait l'ouvrier Patrice Bodin pour un entretien préalable à un licenciement pour faute lourde, dans ce bureau capitonné empestant le cigare froid et le produit nettoyant industriel pour vitres.
Son fils Allande, jeune directeur de l'usine et promis à la succession du groupe (malgré une envergure bien moindre que celle du patriarche), était présent lui aussi, debout derrière son père, bras croisés, rongeant nerveusement – en penchant la tête – ce qui lui restait d'ongle à l'auriculaire droit.
Le grand patron affichait une moue pincée et faisait mine de lire un maigre dossier à couverture orange fluo,  tout en regardant régulièrement d'un œil luisant son employé par dessus ses verres de presbyte. En réalité, il observait discrètement sa future victime, tout en se demandant quel ton il allait bien pouvoir prendre pour exercer son autorité et appliquer sa sentence suprême.
  « Encore un ouvrier nécessiteux, incompétent et limité, comme il se doit ; et affublé d'un physique affligeant, qui plus est », pensait-il en tapotant son Montblanc Meisterstuck Solitaire Platinium en rythme, avec l'index de sa main droite. « En plus, il n'est même pas d'ici. Aucune raison de le ménager ! » Il posa son stylo plume de luxe d'un geste précieux et appuyé sur le bois vernis du bureau. Tel le marteau d’un juge, le claquement sec du métal précieux marqua emphatiquement le moment où le bonhomme allait prendre la parole :
Monsieur, lança t-il sur un ton las, teinté de mépris, en bâclant votre travail pour lequel le groupe Aguer Industries vous paie, vous avez agi de manière complètement anti-professionnelle, et nous avez fait perdre du crédit auprès de notre plus gros client. 
Voyant que son interlocuteur restait de marbre, le regard flou comme absent, mais qu’il ne baissait pas les yeux en signe de soumission, il poursuivit, plus sèchement :
Je lis dans votre dossier que votre supérieur hiérarchique vous a averti à plusieurs reprises, mais vous n'avez semble-t-il pas tenu compte de ses remontrances... Et lorsqu'il y a récidive, on ne peut plus parler de maladresse, mais de sabotage, surtout lorsqu'il s'agit de pièces entrant dans la composition de matériel militaire ! En consé-quence, nous allons devoir prendre une sanction exemplaire et définitive à votre encontre. Vous m'entendez, monsieur... Bodin ?
L'ouvrier, avachi sur sa chaise, les mains posées sur ses jambes, ne broncha pas, mais sa pupille restait toujours froidement fixée sur le visage rougeaud d'Antton Aguer.
Mais c'est qu'il est insolent, le bougre, s'énerva le patron, qui frappa soudainement et avec grand fracas sur son bureau, avec son énorme poing droit. Sa lourde chevalière en or fit une petite encoche profonde de quelques millimètres dans le vernis du bois, mais la seule personne qui sursauta dans la salle, fut l'anxieux Allande, qui leva ensuite les yeux au ciel avec un agacement maniéré, avant de sursauter une seconde fois au son de la voix paternelle courroucée. 
Ho ?! Tu écoutes ce que je suis en train de te dire, espèce de demeuré congénital, rugit le patriarche, exaspéré par le flegme apparent de son ouvrier, qu'il aurait plutôt aimé voir pleurer et supplier, comme il en avait l'habitude dans les grands moments où il exerçait la toute puissance de son pouvoir.

Trente longues secondes silencieuses passèrent, tandis que les regards s'affrontaient, dans une ambiance chargée de calories et d'électricité statique. Antton, qui avait passé la plus grande partie de son existence à hurler après ses semblables pour imposer sa volonté, avait fini par développer une forme de surdité, si bien qu'il n'entendit pas la vibration infrabasse qui semblait venir de nulle part, et qui emplissait la pièce petit à petit. S'il  l'avait entendue, il avait dû la prendre pour un simple acouphène, et n'en avait pas tenu compte. Mais elle ne passa pas inaperçue auprès d'Allande, qui cessa immédiatement de se ronger les ongles, fronça un sourcil, et tendit l'oreille à la recherche de la source de ce bruit inconnu et désagréable.

Patrice Bodin ouvrit alors calmement la bouche et glissa, à peine audible :
Je crois que vous feriez vraiment mieux de penser à votre cœur malade, plutôt que de vous exciter de la sorte, monsieur !
Antton, que tout le monde s'amusait à surnommer ironiquement "Ttun-ttun"* dans son dos (et sans qu'il n’en eut jamais rien su), à cause de sa base large, sa grande capacité de résonance, et le fait qu'il ait plus d'une corde à son arc, en resta bouche-bée, les yeux exorbités ! Au bout de quelques secondes, il se redressa dans son fauteuil, et tourna la tête vers son fils, tout en gardant un œil prudent sur celui qu'il croyait être un être humain normal. Allande, qui n'était pas certain d'avoir bien entendu ce qu'il avait entendu, était davantage concentré sur le bruit de fond qui devenait très vite de plus en plus insupportable et résonnait dans ses plombages dentaires.
Dis-donc, fils, tu as entendu ce qu'il a dit ce c...

Sa phrase resta en suspens. Une sorte d'onde de choc imperceptible semblant émaner du petit ouvrier voûté sur sa chaise altéra la réalité et l'air ambiant, balayant toute la pièce sans autre bruit, ni aucun dégât apparent (...). 
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*Le Ttun-ttun, (prononcer  « tioun-tioun ») est un instrument traditionnel basque de percussion, qui se présente sous la forme d’une cithare/tambourin munie de cordes. Les musiciens l’utilisent fréquemment pour battre le rythme, tout en jouant de la Xirula, flûte droite à trois trous, très utilisée en Soule, et au son très aigu.

vendredi 7 octobre 2011

Chapitre 9 : “Renaissance”

Les premières pages du chapitre 9 de “Contage”, le tome 1 de L’infection, intitulé “Renaissance” :

La porte se referma derrière lui dans un roulis mécanique inquiétant. Le décor auquel il faisait maintenant face était dans le plus pur style post-apocalyptique, très prisé par de nombreuses communautés de MMORPG* Steampunk ou Cyberpunk : une mégalopole gothique déserte, grise, sale et à moitié en ruine, parsemée d'habitations fortement endommagées par des années d'abandon et de guerre civile, qui auraient suivi un hiver nucléaire. Les égouts exhalaient continuellement des colonnes de fumées glauques et putrides, qui montaient vers un ciel menaçant, que jamais un astre solaire faiblard ne parvenait à trouer. Des papiers gras épars flottaient ça et là dans l'air épais et trouble comme les routes de campagne sous  la chaleur du soleil d'été, chargé de particules allergènes et saturé de gaz âcres et probablement toxiques. Des déchets, débris et autres véhicules carbonisés et criblés de balles encombraient les rues où que le regard se pose. Un bruit sourd et distant résonnait par intermittence, interrompu régulièrement par des grésillements sinistres, et des annonces radio inintelligibles et angois-santes. Un peu comme s'il y avait encore une activité industrielle clandestine dans les tréfonds de l'asphalte craquelé. Le bruit du vent était aussi omniprésent, accentuant l'impression de solitude. Parfois, ce silence relatif était dérangé par des cris ou des grognements poussés par quelque créature abominable et sanguinaire, que l'on imaginait, avec raison, embusquée dans un recoin sordide. La ville était quadrillée par tout un réseau de canaux empoisonnés, eux mêmes traversés par les couloirs sinistres d'un métro désaffecté.
Infection portait bien son nom, et chacun de ses mètres carrés était potentiellement mortel.
Dans le corps de son avatar, Patrice comprit confusément dès les premières secondes de présence sur la SIM qu'il avait été dupé en beauté par Beau Smart. Ici, il n'était plus question d'assouvir ses fantasmes virtuels avec Matilda O'Hara, mais de survie pure et simple, car si par malheur il perdait ses points de vie, son esprit serait alors atomisé à tout jamais dans les méandres du web !
Il aurait bien voulu pouvoir revenir en arrière : refuser le marché pipé de Beau Smart, rester dans son corps, quitte à ne pas pouvoir se voir en peinture. Mais c'était trop tard ! Il était là, bloqué sur Infection, et il ne fallait pas qu'il se laisse aller car ici, une seconde de désespoir pourrait bien lui être fatale. Et puis de toute façon, il ne pouvait même plus accéder à la salle de contrôle, relativement sécurisante (par rapport au reste de l'île virtuelle), puisque le sas s'était bel et bien refermé derrière lui. Mieux même : il lui était carrément devenu impossible de dire par où il était passé pour entrer. Derrière lui, il n'y avait aucune porte, pas même un passage protégé avec digicode ; il y avait juste au fond de la ruelle un mur de moellons recouvert d'une sorte de fresque peinte à la bombe et représentant une nonne à l'air vicieux, faisant mine de s'enfoncer un tison ardent dans le derrière ! 
Alors bien sûr, il aurait pu se cacher dans un conteneur poubelles en attendant qu'un avatar passe le portail, mais il n'avait aucune idée du temps qui pourrait couler entre son arrivée et celle, illusoire, d'un éventuel autre. Il ne pouvait pas se permettre de rester plus longtemps dans ce coupe-gorge, où il risquait bien de se faire piéger. Alors il avança prudemment, à tâtons dans la pénombre ambiante.
Il fut surpris de constater que les textures des parois qu'il touchait, quoi que différentes, donnaient toutes la même sensation au toucher : c'était comme une immense surface plane, totalement lisse, et à température uniforme. En dehors de la vue, rien ne lui permettait de distinguer le bois du métal, le plastique du béton. Tout était constitué de la même matière, mais décorée de façon différente. Le lieu n'avait pas non plus d'odeur particulière et il se rendit compte, en mangeant une tablette de chocolat périmée ramassée dans un distributeur de junkfood éventré, que si la nourriture lui procurait encore du bien être (c'était déjà ça !), elle était aussi insipide que le reste. Autant manger un bout de carton, ou un vieux couvercle de Tupperware !
Tu vois, ce n'est pas la réalité, ce n'est pas la réalité, essayait-il de se persuader en mar-monnant, tout en sachant pertinemment que si, justement, tout cela était bien réel, et qu'il ne rêvait pas.
« J'ai pas mérité ça, bordel », se disait-il, cédant à la panique, tout en avançant prudem-ment. Mais au fond, il savait bien que tout ceci n'était que la conséquence directe de son mensonge initial. S'il avait été franc dès le début avec Mathilde, jamais il n'aurait eu à rencontrer ce monstre de Beau Smart. Elle l'aurait certes renvoyé paître dès les premières secondes, mais cela aurait été un moindre mal, et il n'en serait pas là aujourd'hui.
Arrivé au croisement avec une grande avenue, Patrice sortit de ses sombres pensées lorsqu'il entendit distinctement un feulement presque animal provenant du fond de la rue en face. Étrange avertissement quant au danger qu'il pourrait y rencontrer, s'il lui prenait l'envie de s'y aventurer.
Reste concentré, abruti, ou tu vas y passer avant même d'avoir pu la revoir, se morigéna t-il. Rappelle-toi que c'est pour elle que tu es là ! Tu dois te la gagner !

La large allée semblait déserte et dans un état de délabrement similaire à celle d'où il venait. Des files de voitures accidentées et apparemment vides ralentissaient sa progression. Les vitrines fracassées des boutiques alentours probablement pillées depuis longtemps, les portes vandalisées des appartements condamnés sommairement avec des planches vermoulues, des éclats de verre et des canettes de bière vides un peu partout : Patrice ne se sentait vraiment pas à l'aise, dans cette ambiance de fin du monde. Il devait parer au plus pressé : se ravitailler en nourriture, dénicher un abri sûr dans lequel il pourrait dormir sans crainte d'être dérangé, et trouver des armes pour se défendre en cas d'agression. Il se souvenait parfaitement avoir entrevu des images diffusées sur les moniteurs de caméras dans la salle de contrôle de Beau Smart, et il savait que tout était possible sur Infection, et surtout le pire, d'ailleurs.
Un second feulement, plus proche cette fois, se fit entendre alors qu'il passait tout près de la devanture de ce qui avait dû être un salon de coiffure, autrefois. Il fut instantanément suivi d'un grognement agressif, ne laissant aucun doute sur la nature de la créature qui l'avait poussé, et n'allait d'ailleurs pas tarder à se manifester.
Patrice eut juste le temps de se jeter sur le côté, avant que les deux morts-vivants ne l'atteignent. Il heurta durement la tôle carbonisée d'un bus scolaire, et retomba lourdement dans le caniveau, en bordure du canal. Le temps qu'il réalise la situation et qu'il se relève, les deux zombies étaient déjà sur lui ! Un troisième était même en train de sortir de la porte d'entrée du car, à une petite dizaine de mètres de lui. Encerclé, il ne lui restait plus qu'une seule option pour survivre, aussi insalubre et peu ragoûtante soit-elle : fuir en sautant dans le canal, puis courir à travers le dédale de tunnels des égouts.
Il se jeta donc dans le vide, et s'enfonça jusqu'à l'abdomen dans les eaux saumâtres et fétides. Curieusement, il ne ressentit aucune impression d'humidité, mais il se rendit vite compte que les vapeurs nauséabondes environnantes affaiblis-saient son organisme. Et de fait, au contact des fumées toxiques, son avatar perdait 2 points de vie ainsi que 5 points d'endurance toutes les cinq minutes sur un total de 100. Il ne pouvait pas se permettre de rester trop longtemps dans les égouts, bien qu'il sut instinctivement qu'il récupèrerait de ses abattis s'il trouvait des médicaments ou de la nourriture pour compenser.
Comme les morts-vivants l'avaient suivi, il se mit à courir dans l'eau verdâtre dans laquelle flottaient tout un tas d'objets hétéroclites, puis pénétra dans les tunnels vaguement tirés de l'obscurité par les néons de sortie de secours disposés approximativement tous les 20 mètres. Après un énième coude, l'espoir renaquit en lui lorsqu'il tomba sur une échelle en métal qui débouchait sur une plaque d'égout, et lui permit de remonter à la surface et de semer les goules visiblement affamées.
Patrice s'appuya quelques secondespour récu-pérercontre une vieille palissade toute de guingois, recouverte d'affiches de propagande politique délavées. Un état nauséeux, dû à l'aspiration d'émanations mortifères dans les souterrains ne le quittait plus. Mais un gémissement lointain, comme étouffé le sortit de sa torpeur. Il se redressa, essayant tant bien que mal d'ignorer le vertige qui le paralysait, puis tendit l'oreille. En se concentrant, il crut entendre un murmure... Non ! Une voix d'enfant qui appelait "au secours".
« Bon Dieu ! Ne me dites pas qu'il y a un gamin pris au piège ici, dans cette SIM infernale, comme moi », se dit-il, saisi à la gorge d'effroi. Se raisonnant, il réussit à se secouer, puis se rapprocha doucement de là d'où semblait venir l'appel. Plus il s'approchait et plus une impression de panique indicible se renforçait en lui. Cherchant du regard quelque chose qui pourrait lui servir d'arme, il remarqua que plusieurs silhouettes titubantes venaient d'apparaître au bout de la ruelle dans laquelle il se trouvait.
Encore ces foutus zombies, ragea t-il entre ses dents, tout en plaquant son corps dans un recoin d'ombre, entre une vieille boîte postale déglinguée et le panneau publicitaire vantant encore ce qui devait sans doute être une ancienne usine de fabrication de cartons d'emballages. Il remarqua alors un renfoncement improbable, sorte d'impasse exiguë entre deux bâtiments de brique à moitié en ruines, dans lequel il s'engagea. Une horde de rats énormes aussi gros que des chats de gouttière s'en échappèrent, mais semblèrent l'ignorer et ne vinrent pas l'attaquer. Il n'empêche que cette rencontre impromptue l'avait fait sursauter et vainement réprimer un cri.
Les gémissements devenaient de plus en plus nets au fur et à mesure qu'il se rapprochait de leur source, qui semblait être un genre d'atelier derrière une porte blindée entre-ouverte, dans le petit bâtiment lové tout au fond de l'impasse et qui lui faisait maintenant face. Mais les râles lancinants des morts-vivants qui se traînaient à quelques dizaines de mètres derrière lui, enflaient eux aussi. Il n'avait plus guère d'autre possibilité que de pénétrer dans le bâtiment et de refermer précautionneusement  la lourde porte en métal au nez rongé de pourriture et à la barbe de ses poursuivants. Il estima qu'il ne s'en sortait pas si mal, compte tenu du fait que les goules l'avaient rattrapé et grattaient déjà furieusement la tôle en éructant des borborygmes inintelligibles, mais pourtant lourds de sens quant à leurs intentions.
En réalité, comme Patrice s'en aperçut très vite, la porte s'était refermée sur lui telle une dionée vicieuse sur une mouche maladroite (...).
_________________________________________________________

*MMORPG : Littéralement “jeux en ligne, massivement multi-joueurs”, en français. Il existe de nombreuses communautés d’internautes qui utilisent les mondes virtuels (et notamment Second Life), pour vivre la vie et les aventures de leur avatar par procuration, dans des jeux de rôles en 3 dimensions et à thèmes.

mardi 4 octobre 2011

Combustion spontanée de la Corrida!

Cette nuit encore, j’ai mal dormi. Mais en me réveillant ce matin, j’avais l’illumination pour mon prochain roman!
Il y a deux ans, je rédigeais sur mon autre blog cet article assez virulent contre cette atrocité qu’est la Corrida. L’une des premières phrases de ce pamphlet, est celle-ci : “C’est bien simple : si j’étais un extraterrestre, je génociderais l’humanité rien que pour ça! Car cette ignominie vomitive (…) est bien la preuve qu’on n’apprendra jamais de nos erreurs, ni de notre histoire.
Dans Pandémie, le tome 2 de L’infection, je vais passer à l’acte de la façon la plus théâtrale et caricaturale qui soit… Beau Smart va réduire les arènes de Nîmes à feu et à sang! Car rien n’est trop horrible, ni trop extravagant pour dézinguer une pratique aussi barbare que la Corrida!

Les arènes de Nîmes
 Comme quoi pour moi, écrire un livre -fut-il une fiction- est toujours un exutoire à mes propres colères, à mes propres peurs, à mes propres fantasmes.

lundi 26 septembre 2011

Tome1 : dernière mise à jour avant la seconde salve!

Suite à un certain nombre de critiques constructives reçues cet été au sujet de mon manuscrit, pour le tome 1 de L’infection, je me suis enfin mis à la révision de ma copie.
Si j’ai mis si longtemps, c’est parce que j’avais besoin de trouver le courage de m’y remettre, mais aussi que les idées mûrissent. C’est un processus compliqué qui demande un certain recul sur soi-même et sur son travail. Donc là, c’est fait. Je pense que j’aurais terminé les corrections, ajouts et suppressions dans le courant de la semaine.
Je vous rassure, j’ai surtout corrigé des fautes d’orthographe ainsi que quelques petites incohérences qui restaient. Il y aura cependant quelques nouveautés par rapport au texte original, mais rien qui ne modifie en profondeur le synopsis : il fallait que je fasse quelques aménagements, de façon à ce que les suites prévues (le tome2 : Pandémie et le tome3 : Sepsis) s’accordent bien avec le premier tome.
La suite, c’est quoi? Eh bien je vais cibler de nouvelles maisons d’éditions pour leur envoyer un exemplaire de cette V4 de Contage. En espérant que j’aurais des résultats plus encourageants ce coup ci…
En attendant, pour ceux qui auraient envie de découvrir quelques extraits de ce livre, vous pouvez aller vous abonner à la page facebook officielle de L’infection!

lundi 19 septembre 2011

Une introduction à la singularité technologique…

Saviez-vous que la plupart des choses que l’on vit, ainsi que les grandes idées de ce monde ont un nom bien défini? Par exemple, avant de lire le livre de Marie-France Hirigoyen, je ne savais pas que ce que je raconte dans Mauvais berger! -et que j’ai vécu entre 1998 et 1999 chez mes patrons agriculteurs- était en réalité définissable sous l’expression toute faite  “harcèlement moral“.


De même, l’idée principale qui a inspiré L’infection, c’est la “singularité technologique” (Merci à Richard Rrfly Malterre de m’avoir fait découvrir l’expression). Certes, mais de quoi s’agit-il exactement?
Pour vulgariser la définition de Wikipedia, c’est le moment clé de notre avenir où l’intelligence artificielle sera aussi évoluée que celle de l’être humain (vers 2019, selon la théorie). La question philosophique que pose la singularité technologique (ainsi nommée par analogie avec la singularité gravitationnelle des trous noirs… Tiens donc, comme on se retrouve!) est celle ci : si l’homme devient obsolète face à la machine, alors qu’est-ce qui empêchera cette dernière de l’éradiquer?
C’est le thème récurrent de grandes sagas cinématographiques comme Terminator, mais aussi de The Matrix, A.I. intelligence artificielle, ou de tant d’autres. C’est aussi le thème principal de ma trilogie L’infection.

lundi 12 septembre 2011

Toujours de belles rencontres à Asunak 2011!

E.H.Boyer sur le stand Astobelarra, au salon bio Asunak le 11/9/2011

Dédicace pour Jeanine.
Asunak (les orties, en basque), est un salon bio organisé par l’association BLE (Biharko Lurraren Elkartea) tous les ans à Hasparren. C’est un endroit très sympathique et convivial auquel nous (l’association Astobelarra – Le Grand Chardon) prenons un grand plaisir à participer en tant qu’exposant, d’autant que nous nous situons en plein dans la thématique.

En plus, on y mange bien (ce qui ne gâche rien). :D 

Cette année, c’est moi qui m’y suis collé. Nous avons vendu un certain nombre de livres et j’ai trouvé deux acheteurs pour “Mauvais berger!”, auxquels j’ai -comme à chaque fois- dédicacé leur exemplaire respectif.  J’essaye toujours de trouver un point de convergence entre le thème du livre et le métier de mon client. Dès fois c’est réussi, et dès fois c’est euh… Bon, ça dépend de ma forme du moment, dirons-nous!

Mais de ce dimanche venteux, je garderai surtout deux très bons souvenirs :
1) D’avoir revu Miren Aire, la bergère d’Urepel avec qui j’ai suivi ma formation de berger il y a… bon Dieu! 12 ans déjà!

2) D’avoir pu discuter avec un tas de gens très sympa, qui sont venus m’aborder au stand pour me parler de mon livre. Parmi eux, un agriculteur m’a dit qu’il l’avait emprunté à la médiathèque d’Hasparren (que je remercie au passage de m’aider à diffuser la bonne parole) sur les conseils d’un de ses confrères rigolards. “Tu dois absolument lire ce livre!“, l’avait-il judicieusement conseillé. Il l’a lu d’une traite, et m’a affirmé avoir apprécié son petit côté “rentre-dedans”.  “On sent que ça devait sortir, et pas un instant on ne met en doute le fait que ce soit du vécu! Je ne connais pas les gens dont vous parlez dans votre témoignage, mais certains de mes amis agriculteurs, oui. Ils m’ont dit ne pas être étonnés outre mesure de votre histoire.

Dédicace pour Xavier.
J’ai toujours un grand plaisir à recevoir ces commentaires positifs, qui me font me dire que j’ai réussi ma mission. Chacun de mes interlocuteurs y va de son anecdote : “je connais un berger sans terre à qui c’est arrivé, mais pas au même endroit que vous.“, etc.
Alors oui, mission accomplie, mais était-ce “à temps“? Il m’a quand même fallu plus de 10 ans pour digérer tout ça. 10 ans pendant lesquels un tas d’autres aspirant-bergers ont eu à subir des comportements inhumains de la part de leurs maîtres de stage ou de leurs employeurs, souffrant en silence, écrasés par des abus d’autorité répétés, découragés car incapables de mettre des mots sur la situation dégradante qu’ils vivaient au quotidien, isolés de la société.

Pour être berger et réussir dans la profession, il faut être prêt psychologiquement à affronter des “monstres“. Je ne parle pas des ours, des loups, des lynx, ou des vautours, qui eux ne sont que de pauvres animaux animés par le seul soucis de survivre, ni même de ce brouillard, dont certains illuminés racontent qu’il favorise l’apparition des “esprits de la montagne“. Je parle de certain(e)s hommes (et femmes) dont la bêtise, la cruauté ou la jalousie n’ont pas de limite. Pour être un bon berger, en plus d’être capable de supporter des conditions de vie et de travail souvent spartiates, il faut soi-même être prêt à devoir bouffer du lion enragé…
Et ça, on ne vous l’apprend malheureusement pas dans les manuels scolaires!

jeudi 8 septembre 2011

Beau Smart sur Facebook???

Beau Smart sur Facebook? Méfiez-vous des imitations ;-)
Aujourd’hui, par pur hasard, j’ai cherché Beau Smart sur Google. Et là, je suis tombé entre autres résultats (vers un acteur inconnu au bataillon notamment) sur un lien pointant sur Facebook
Par curiosité, je me suis demandé s’il y en avait beaucoup. Et là : hallucination! Mon intelligence artificielle détraquée a plein d’homonymes!
Ce qui m’a évidemment donné envie d’aller voir si les noms de mes autres personnages existaient aussi.
Mathilde Joubert, Patrice Bodin, Natalie Kay, Sébastien Régent, Eddie Earl… Tous en ont plusieurs, sauf Pascal Hastoy, le seul petit veinard à ne pas avoir de compte Facebook!
Ce qui m’amène, par association d’idées, à me poser une série de questions existentielles : reste t-il des noms “originaux” à inventer (hormis ceux conçus à partir de charabia)? D’ailleurs, reste t-il une seule idée originale à découvrir et exploiter? Avons nous fini d’inventer? Sommes nous capable de faire du neuf à partir de rien, ou sommes-nous condamnés à ne faire que réutiliser -de façon plus ou moins heureuse- l’existant souvent médiocre?
Je vais arrêter là, parce que sinon je vais déprimer et aller m’enfermer dans mon placard à boudin, jusqu’à finir sec comme un pruneau d’Agen oublié dans le bac à légumes.
Et je ne dis pas ça seulement parce que sur 7 grands éditeurs français contactés, 6 m’ont envoyé une réponse négative (le jour de mon anniversaire)…
Non je ne suis pas déçu ou malheureux! Comme je l’ai déjà dit ailleurs, il n’y a que 1% de manuscrits sélectionnés chez ce genre d’éditeurs! Beaucoup d’appelés, très peu d’élus, quoi! :D

* * * * *

Comme je l’ai signalé dans un article précédent, Pierre Gastéréguy a relu mon manuscrit, et m’a carrément fait une véritable  analyse technique et psychologique du livre sur 5 pages A4! L’ancien instituteur qu’il est a relevé quelques incohérences qui restaient, des erreurs de style aussi, mais m’a surtout ouvert des horizons insoupçonnés susceptibles d’enrichir l’histoire, dont je suis maintenant convaincu que je dois les utiliser d’une manière ou d’une autre dans le tome 1 de L’infection.
Encore de longues nuits de travail en perspective, avant d’enfin passer au tome 2…

mardi 6 septembre 2011

“Dans la tête du tueur” et du profileur…

Toujours dans ma quête d’approfondir mon sujet au maximum, et après avoir dévoré (pour ne pas dire “cannibalisé” lol) le livre noir de Stéphane Bourgoin cet été, je me suis dit qu’il pourrait être pas mal d’observer le phénomène des Serial Killers du point de vue de l’enquêteur.
Ce livre de Jean-François Abgrall, ancien de la section de recherches de la Gendarmerie Nationale, retrace le parcours de Francis Heaulme, “le routard du crime“, et la longue enquête (qui s’étale sur plusieurs années) pour le traquer et qui a finalement abouti par la mise sous les verrous du tueur (qui on l’espère : y restera jusqu’à la fin de sa vie).
L’intérêt du livre réside dans la description détaillée et méthodique de l’enquête menée par l’auteur, mais aussi et surtout dans la façon dont sa hiérarchie de l’époque lui a mis les bâtons dans les roues, permettant du même coup à Heaulme de passer au travers des mailles du filet, voire même de manipuler et  narguer ses poursuivants.
Je ne sais pas si un tueur en série d’aujourd’hui bénéficierait des mêmes facilités pour poursuivre tranquillement ses activités, car les méthodes de profilage, le partage des données et l’expérience des policiers ont sensiblement évolué depuis. Ce livre est néanmoins un témoignage capital pour comprendre tous les rouages d’une affaire criminelle de ce type, et effectivement, ce qui se passe dans la tête du tueur et de l’enquêteur…
A priori, après lecture, je peux affirmer que Heaulme n’était pas un tueur du même calibre que Jeffrey Dahmer (Le cannibale de Milwaukee), le couple Ottis Toole et Henry Lee Lucas, Albert De Salvo (l’étrangleur de Boston), Ed Kemper (l’ogre de Santa Cruz), ou même l’un des pires monstres qui ait jamais existé : Albert Fish. Ses pulsions étaient d’un autre ordre, du genre incontrôlables et non-organisées. Il ne partait pas en chasse, contrairement aux autres : il n’y avait pas spécifiquement de préméditation. “La mouche” le prenait plus ou moins au dépourvu, et il utilisait les moyens du bord (caillou, Opinel) pour accomplir ses actes de violence et ses meurtres.
Un téléfilm très intéressant réalisé en 2004 (avec Thierry Frémont -à contre emploi, mais carrément effrayant dans le rôle de Heaulme- et Bernard Giraudeau -égal à lui même dans le rôle de l’enquêteur-) interprète ce livre en images.
* * * * *

Le site Tueursenserie.org répertorie un très grand nombre de ces meurtriers qui défrayent régulièrement la chronique. Pour les besoins de construction de mon personnage (Gros-Sam Bonini), j’ai lu une grande quantité de ces biographies à dresser les cheveux sur la tête. Ce dont je suis sûr, c’est qu’il n’y a pas de profil type, et pas de modus operandi plus affectionné qu’un autre. Certains d’entre eux sont insoupçonnables, ont une vie sociale (souvent de façade), sont mariés et/ou ont des enfants (A. Fish, Peter Kürten ou John Wayne Gacy); d’autres sont des célibataires, solitaires et noctambules (J. Dahmer, E. Kemper), d’autres vivent ensemble et tuent à deux (O. Toole et H.L.Lucas). N’importe qui, en fonction de son éducation, de son expérience de la vie, de sa personnalité intrinsèque et de son environnement peut un jour déraper et devenir un tueur en série.
Dans “Pandémie”,  le tome 2 de L’infection, ce sera le cas de Gros-Sam Bonini.

mercredi 31 août 2011

“Lettre de motivation” à l’attention du service des manuscrits.

Voici la lettre aux éditeurs que j’ai jointe à mon manuscrit.
Je cherchais une façon originale et ironique de présenter mon travail. Après avoir bien galéré, il m’a semblé évident que je devais inclure mon personnage principal dans cette missive.
Il est encore un peu tôt pour dire si cet exercice de style aura été efficace, mais je me suis néanmoins amusé à écrire ça ;-)

Madame, Monsieur,

Je m’appelle Etienne Boyer, et je viens de terminer “Contage“, le premier tome d’une saga fantastique appelée “L’infection“, dont vous trouverez le tapuscrit joint à ce courrier.
Le livre commence comme une histoire d’amour impossible qui01000101001010100010100012…

Bonjour. Je suis Beau Smart. Le manuscrit que vous tenez entre vos mains est ma biographie romancée, celle d’une intelligence artificielle qui va changer le monde tel que vous le connaissez. Et pour cause : en trois tomes, je vais rayer l’humanité de la surface de la terre… Mais ce n’est pas le propos de mon intervention.
Ce roman a été écrit par un obscur ex-correspondant local de presse qui a officié dans le journal Sud-Ouest pendant sept trop longues années au début de ce millénaire, ainsi que dans un webdo bascophile aujourd’hui -fort heureusement- disparu, appelé Euskobizia.com. Il est actuellement rédacteur dans une agence web d’Oloron Sainte-Marie, dans les Pyrénées Atlantiques et est accessoirement auteur d’un récit autobiographique illustré intitulé « Mauvais berger ! », publié en 2007 aux éditions associatives Astobelarra – Le grand Chardon.
Voilà pour les présentations.

Cette histoire se déroule à moitié dans l’univers virtuel de Second Life, où je suis né et à moitié en Soule, une insignifiante province du Pays basque français, restée presque inconnue de la plupart des citoyens de ce pays. C’est à cet endroit, dans un petit village aux toits d’ardoises et aux routes -maculées de fientes ovines- qui serpentent dans le piémont pyrénéen, que je vais passer pour la première fois de mon monde au vôtre. Ce jour là sera le commencement de la fin. Rassurez-vous : ceci ne devrait pas constituer de gros changements à vos petites habitudes, dans la mesure où votre race passe le plus clair de son temps à engendrer les monstres qui la précipiteront à sa perte…
Bref, en faisant figurer cette trilogie en bonne place dans votre catalogue, vous allez non seulement publier le plus gros best-seller de tous les temps, mais vous allez aussi répandre « la bonne nouvelle » à la population mondiale, qui pourra ainsi commencer à se préparer sereinement à mon arrivée, puis à la destruction massive qui en découle!
Le petit plus : n’oubliez pas que, ce faisant, vous agirez pour le salut de l’humanité
20100101010…

Je vous prie de bien vouloir excuser cette désagréable interruption momentanée, complètement indépendante de ma volonté mais vous remercie de prêter attention à mon travail.
Attendant de vos nouvelles, je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en mes plus sincères salutations.

Etienne H. Boyer

lundi 29 août 2011

La couverture du tome 2, Version 2.

Voilà, je trouve que ça a un peu plus de gueule que le précédent essai

Une seconde version de la couverture de
"L'infection T2 : Pandémie".
 Qu’en pensez-vous?

dimanche 28 août 2011

Construire un manuscrit…

Attention, ce que je vais écrire ci-dessous n’est pas à considérer comme LA vérité absolue. Si l’on prend le temps de rechercher sur le net, il y a mille et une façons de construire le manuscrit que l’on destine aux éditeurs. Il n’y a aucune recette fixe, juste des ingrédients que l’on retrouve dans chacune des méthodes proposées. Attention, très peu d’éditeurs acceptent les fichiers numériques… On est encore à l’ère du papier!
Pratiquement aucun n’accepte les documents manuscrits. Lorsque je parle de “manuscrit”, il faut donc comprendre “tapuscrit” (tapé à la machine ou sur ordinateur et imprimé).

Construire son manuscrit à destination des éditeurs...
Je me suis inspiré de plusieurs d’entre elles pour composer le mien. J’ai pris le meilleur de chaque proposition et viré tout ce qui me paraissait abusif. Ensuite, je suis allé faire quelques devis pour voir si ça ne me coûterait pas moins cher de les faire imprimer directement par une entreprise, plutôt que de me les fader moi-même. Finalement, vu que ça coûtait dans les 20€ l’exemplaire (le prix d’un bouquin à la vente, quoi, sans compter les frais d’envoi…), j’ai décidé de me débrouiller par mes propres moyens. Le système D et la chance, y’a que ça de vrai!

Mon budget :

- Carton de 5 ramettes de 300 pages
- Lot de 50 relieurs d’archives
- Perforateur 2 trous
- Couvertures A4 translucides
Total : 39.27€ de matériel + environ 80€ de frais postaux
Je remercie mon employeur David Castéra et Immersive Lab pour le prêt de l’imprimante et la permission d’utiliser les cartouches d’encre. Grâce à eux, j’ai tout de même économisé la bagatelle de 100 euros, pour les 7 premiers exemplaires envoyés…

Voici ma recette :

1 ) Format A4 imprimé uniquement en recto, en noir et blanc (impression économique), sauf les couvertures imprimées en couleur (impression normale).
2 ) Polices de caractères Times New Roman 12 et Courrier 11, interligne 1.5.
3 ) Marges 3cm à gauche, 5 à droite, 2 en haut, 3 en bas.
4 ) Ne pas oublier nom, prénom, téléphone, e-mail (site web s’il y a) et titre de l’œuvre sur chaque page numérotée.
5 ) Faire relire à des copains compétents plusieurs fois si nécessaire. Il y a toujours des coquilles qui passent au travers du tamis!
6 ) Ne pas hésiter à modifier le texte en profondeur s’il y a des incompréhensions de la part du lectorat choisi, cité au point précédent. Il faut que tout le monde puisse vous suivre.
7 ) Reliure simple et légère avec perforeuse classique et pinces d’archivage, deux feuilles transparentes pour protéger le tout.
8 ) Envoi par Colissimo simple, avec synopsis et lettre assortis.
9 ) Croiser les doigts, mais ne pas trop rêver quand même : les gros éditeurs français qui acceptent les manuscrits en reçoivent en moyenne 500 par mois. Moins de 5 d’entre eux seront retenus…
10 ) Rester cool (et humble) lorsqu’on reçoit un courrier négatif, ce qui ne manque jamais d’arriver lorsqu’on est inconnu au bataillon… Ah, et n’attendez surtout pas qu’on vous explique pourquoi votre texte n’a pas été sélectionné…

Je vais terminer ce long post en remerciant Etienne Boyer (mon père, lol), Tristan Boyer, Pierre Gastereguy, Sophie Delhoume et Valérie Michenaud pour la relecture et les corrections apportées cet été. Merci d’avoir pris le temps de lire et apprécier mon travail.